Diplomatie: Le prochain président américain devra «céder» face aux demandes de l'Iran, selon Rohani Best african news monde update - ColorMag

Diplomatie: Le prochain président américain devra «céder» face aux demandes de l’Iran, selon Rohani

Les Européens ne «transigeront pas» sur leur refus de sanctions, a de son côté affirmé Emmanuel Macron, devant les Nations unies.

Le président iranien Hassan Rohani a affirmé mardi 22 septembre à l’ONU que le vainqueur de l’élection présidentielle aux Etats-Unis n’aurait «pas d’autre choix que de céder» aux demandes de l’Iran, qui réclame la levée des sanctions américaines.

«Nous ne sommes pas une monnaie d’échange liée aux élections américaines et à la politique intérieure des Etats-Unis», a-t-il déclaré dans son discours pré-enregistré et diffusé lors de l’Assemblée générale annuelle des Nations unies. «Tout gouvernement américain issu des prochaines élections n’aura pas d’autre choix que de céder face à la résilience de la nation iranienne», a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron a de son côté affirmé que la France et ses alliés européens Allemagne et Royaume-Uni n’allaient «pas transiger» sur leur refus de soutenir le rétablissement par les Etats-Unis des sanctions de l’ONU contre l’Iran.

«La France, avec ses partenaires, allemands et britanniques, maintiendra son exigence de mise en oeuvre pleine et entière de l’accord de Vienne de 2015» sur le nucléaire iranien «et n’acceptera pas les violations commises par l’Iran», a déclaré le président français dans son discours virtuel devant l’Assemblée générale de l’ONU. Mais «nous ne transigerons pas pour autant sur l’activation d’un mécanisme que les États-Unis, de leur propre chef, en sortant de l’accord, ne sont pas en situation d’activer», a-t-il ajouté. Car, selon lui, «ce serait porter atteinte à l’unité du Conseil de sécurité, à l’intégrité de ses décisions, et ce serait prendre le risque d’aggraver encore les tensions dans la région».

◼️«Stratégie de la pression maximale»

Les Etats-Unis ont unilatéralement proclamé dans la nuit de samedi à dimanche le retour aux sanctions internationales contre l’Iran, levées en 2015 en contrepartie de l’engagement iranien à ne pas se doter de l’arme atomique. Cette position a immédiatement été dénoncée par Moscou et les Européens parties prenantes de l’accord sur le nucléaire.

Emmanuel Macron a souligné que «la stratégie de la pression maximale» décidée par Donald Trump après avoir décidé de retirer son pays de l’accord en 2018, n’avait «pas permis à ce stade de mettre fin aux activités déstabilisatrices de l’Iran, ni de nous assurer qu’il ne pourra pas se doter de l’arme nucléaire». Pour lui, «il faut bâtir dans la durée un cadre d’action utile (…) c’est-à-dire la capacité à compléter l’accord de 2015». «D’abord dans le temps pour s’assurer que dans la durée l’Iran n’accédera jamais à l’arme nucléaire, mais aussi en assurant que nous allons apporter les réponses à l’activité balistique de l’Iran, mais aussi à ses déstabilisations dans la région», a-t-il expliqué.

AFP

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