Côte d’Ivoire: «Wattao» l’homme au nom qui résonne n’est plus

Dans son compte Twitter l’ancien premier ministre Guillaume Soro dit «en douleur et saigne». À l’âge de 52 ans, l’un des grands comzones de la rébellion des années 2002.

Guillaume Soro le désigne comme l’un  de «pilier du 19 septembre 2002». Best african news headlines Ivory Coast: colonel-major Issiaka Ouattara, alias Wattao, est mort dans la nuit de dimanche à ce lundi 6 janvier à New York où il était soigné depuis trois semaines pour un diabète.

Né en 1967 dans une famille pauvre de l’extrême nord-est du pays, le petit Issiaka Ouattara quitte l’école en 5e. Il s’engage très tôt dans l’armée où un prof de judo japonais, incapable de prononcer correctement son nom, Ouattara, l’appellera « Wattao ». Le surnom lui restera toute la vie. Un nom qui est inscrite dans l’histoire ivoirien et africain.

A la fin des années 1990, Wattao est dans la garde rapprochée du général putschiste Robert Gueï. C’est à cette époque qu’il rencontre Guillaume Soro dont il restera proche. Robert Gueï, qui le soupçonne ensuite de complot contre lui, le fait arrêter et torturer. Wattao parvient à s’évader et s’exiler au Burkina Faso. Où selon l’opinion, les tentatives de destruction du pouvoir en côte d’ivoire sont organisés.

Voilà l’année 2002 qui change tout dans la vie de l’ex garde rapprochée de Guéï Robert, il participe à la tentative de coup d’État contre Gbagbo et se replie sur Bouaké dont il deviendra l’un des maître pendant toute la crise. Pendant neuf ans, Wattao gagne en importance au sein des Forces Nouvelles et s’enrichit.

En 2011, après l’élection de Ouattara, il est nommé commandant en second de la Garde républicaine, puis du Centre de coordination des opérations décisionnelles (CCDO). A cette époque, l’officier médiatique, toujours souriant, fait volontiers étalage de son goût immodéré pour les voitures de sport et le clinquant. Il est un temps éloigné au Maroc, pour une formation, puis revient et se fait plus discret.

En 2017, il réapparaît lors des mutineries qui secouent le pays, en première ligne, pour discuter avec les mutins, aux côtés du ministre de la Défense. Il hérite ensuite du commandement de la Garde républicaine, avant de se voir confier, en mars 2019 les « unités rattachées à l’état-major », poste prestigieux, mais sans lien direct avec la troupe.

Déjà cloué sur son lit d’hôpital, Wattao avait été promu colonel-major, le 18 décembre dernier.

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