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L’UNION AFRICAINE S’ENGAGE A LUTTER CONTRE LA CORRUPTION EN AFRIQUE

La lutte contre la corruption demeure l’un des principaux défis des pays africains. Le fléau qui préoccupe au plus haut niveau du continent à fait l’objet des débats lors du 30e Sommet de l’Union africaine tenue du 28 au 29 janvier 2018 à Addis Abeba en Ethiopie. Au sortir des travaux de ce sommet, les chefs d’Etats africains se sont résolus  à faire de  l’année 2018,  une année de lutte contre la corruption.

 

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En Afrique, la corruption contribue à l’accroissement de la pauvreté et des inégalités. “Chaque année, la corruption entraîne un manque à gagner de 50 milliards USD pour tous les Etats. Elle constitue un frein au développement et, une source de conflits sociaux et d’instabilité politique.”, a déclaré le président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat lors d’une intervention au 30ème Sommet de l’UA tenu du 28 au 29 janvier 2018 à Addis Abeba. Un point de vue partagé par Vera Songwe, Secrétaire Exécutive de la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) qui, dans son allocution à la 32ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA tenue à Addis-Abeba a déploré cette situation et rappelé que l’Afrique a besoin de ces fonds. “Pour un continent qui a désespérément besoin de ressources financières substantielles pour répondre à ses importants besoins de développement, notamment pour combler son déficit  en infrastructures, une perte considérable de ces ressources financières à travers diverses formes de corruption est certainement quelque chose qui doit être combattu avec force et fermeté”, a-t-elle préconisé.

Une lutte acharnée
Fort de cette réalité, les chefs d’Etats africains réunis lors du 30ème sommet de l’Union Africaine ont axé leurs réflexions sur le thème: “Gagner la lutte contre la corruption : un chemin durable vers la transformation de l’Afrique”. De ces assises, il ressort que l’année 2018 sera celle du renforcement de l’action des Etats africains, en vertu de la Convention sur la prévention et la lutte contre la corruption signée en 2003.

Seulement, pour de nombreux observateurs, la lutte contre la corruption dans le contexte africain se présente comme une hydre. Invité de l’émission Polititia du 30 janvier 2018, Marcel Etuamina,  prêtre catholique, a indiqué que la corruption en Afrique est imputable à la faiblesse des institutions et le peu de considération que l’on accorde aux fonctionnaires.
C’est pourquoi le président Nigérian a estimé  que des institutions fortes sont le  préalable à la réussite de toute initiative destinée à combattre ce fléau. “Des institutions fortes sont une condition nécessaire dans toute société qui vise à lutter contre la corruption. Dans la mise en place d’institutions nationales et régionales fortes, nous devons doter nos organismes nationaux de lutte contre la corruption de manière adéquate et les isoler de l’influence politique. Nous devons encourager une collaboration institutionnelle accrue entre les services chargés de l’application des lois et les agences de lutte contre la corruption afin de gagner ce combat”, a déclaré le président Buhari.

Face à la diversité des formes de corruption, certains économistes préconisent aux Etats  de développer des politiques nationales de lutte contre le fléau. Moustapha Dramé, secrétaire général de Rewmi en France soutien: “comment sans politique nationale, peut-on avoir une politique continentale pour éradiquer la corruption?”.
Pourtant, certaines nations font tout de même figures d’exemples. C’est le cas du Nigéria dont le président a été désigné, à l’occasion du 30ème sommet de l’UA, « champion africain de lutte contre la corruption ». Ainsi, Muhammadu Buhari, dont le slogan est « la corruption n’a pas de place dans mon administration », va désormais se charger d’organiser la lutte contre le fléau sur le continent.

Comme solution à cette gangrène, Muhammadu Buhari propose l’organisation d’un congrès de la jeunesse africaine sur le sujet, «  afin de sensibiliser et d’engager nos jeunes dans la lutte contre la corruption ». Le président nigérian s’engage également à mobiliser les Etats membres de l’UA pour la mise en œuvre d’un cadre juridique sur la lutte contre la corruption et,  le  renforcement du système de justice pénale du continent par l’échange d’informations et le partage des bonnes pratiques en matière d’application des lois anticorruption.

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