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Les pays africains sont appelés à prêter une plus grande attention aux jeunes dans la prévention des infections au VIH/sida

Des experts de la santé ont déclaré mardi que les efforts pour éviter les contaminations du virus VIH/sida en Afrique devraient se concentrer davantage sur les jeunes car ils représentent une population à risque du fait de la pression de leurs camarades, et de leur consommation de drogues et d’alcool.

Les experts ont lancé cet appel lors du 12ème Atelier international sur le traitement du VIH, la pathogénie et la recherche de prévention dans les environnements à ressources limitées, un événement qui s’est ouvert mardi à Kigali, la capitale du Rwanda.

Ce petit pays d’Afrique centrale accueille cet événement du 29 mai au 1er juin avec pour priorité le partage des connaissances et d’expériences en matière de diagnostic et de traitement du VIH en Afrique et ailleurs.

« La jeunesse en Afrique est exposée au risque de nouvelles infections du VIH en raison de différents facteurs, dont la pauvreté, la pression des pairs et la consommation de drogue et d’alcool. Les efforts de prévention doivent se concentrer davantage sur les jeunes », a estimé Mark Dybul, co-directeur du Centre américain pour la santé mondiale et professeur du département de médecine du Centre médical universitaire de Georgetown.

La population africaine de 15 à 24 ans a des comportements sexuels à risque élevé, a-t-il dit, observant qu’il y a un besoin urgent d’interventions comportementales ciblant des jeunes Africains vivant dans les zones les plus défavorisées économiquement.

L’atelier a réuni quelque 740 personnes, dont des scientifiques du secteur de la santé spécialisés dans le traitement du VIH, la pathogénie et la recherche de prévention en Afrique, afin de mettre en commun leurs conclusions, de promovoir la collaboration et de transférer des expériences dans plusieurs domaines en matière de prévention et de traitement du VIH et du sida, en Afrique et ailleurs.

« Les dirigeants et décideurs politiques africains doivent en faire plus pour protéger tous les jeunes et leur donner la capacité de se protéger et de protéger leur santé. En fait, nous ne pourrons pas mettre fin à l’épidémie de VIH sans un mouvement mondial pour mettre fin aux morts liées au VIH et aux nouvelles infections du VIH chez les adolescents », a déclaré Elly Katabira, professeur de médecine à la Faculté des sciences médicales de l’Université de Makerere, en Ouganda.

Il a appelé les parents africains à s’impliquer davantage pour contribuer à informer leurs enfants sur la sexualité et le risque de VIH.

Moins de 50 % des jeunes hommes et femmes dans la majorité des pays d’Afrique disposent d’une connaissance complète sur la propagation et la prévention du VIH, a indiqué Karusa Kiragu, directeur national de l’Onusida en Ouganda.

Les jeunes femmes sont soumises à un risque plus élevé de contracter le VIH car elles sont plus vulnérables aux violences, y compris aux violences sexuelles, aux grossesses dans l’adolescence, aux mariages forcés et au trafic d’êtres humains, a indiqué M. Kiragu.

Les adolescents et les jeunes représentent une part croissante des personnes vivant avec le VIH dans le monde, selon le Fonds des Nations Unies sur l’enfance (UNICEF). Au cours de la seule année 2016, un total de 610 000 personnes âgées de 15 à 24 ans ont été nouvellement infectées par le VIH, dont 260 000 (43 %) étaient des adolescents âgés de 15 à 19 ans, selon les chiffres de cette organisation.

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